C’est un accord qui fait date dans l’industrie du divertissement et de la tech. Pour un milliard de dollars, Disney autorise désormais OpenAI à utiliser ses personnages emblématiques — de Mickey Mouse à Buzz l’Éclair — dans des vidéos générées par intelligence artificielle. Annoncé jeudi, ce partenariat marque un tournant majeur dans la gestion des droits à l’ère de l’IA.
Au cœur de l’accord figure Sora, la plateforme vidéo d’OpenAI dédiée aux contenus 100 % générés par intelligence artificielle. Les utilisateurs pourront y créer des vidéos à partir d’un catalogue de plus de 200 personnages issus des univers Disney, Pixar, Marvel et Star Wars. Une avancée encadrée : seuls les personnages animés ou fictifs sont concernés, excluant les acteurs réels. Certaines créations seront même diffusées sur Disney+, signe d’une intégration assumée dans l’écosystème du géant du streaming.
Au-delà des contenus, Disney entre au capital d’OpenAI et devient un client stratégique, donnant accès à ChatGPT à ses employés et aux modèles d’IA pour concevoir de nouveaux produits et expériences. Pour Bob Iger, cette alliance ouvre des « débouchés plus vastes » tout en protégeant les créateurs. Sam Altman y voit, lui, la preuve qu’innovation et respect de la propriété intellectuelle peuvent coexister.
Un pas décisif vers un Hollywood augmenté par l’IA, où la frontière entre création humaine et génération algorithmique se redessine à grande vitesse.

