Le gouvernement entend faire du tourisme un moteur économique à part entière. Devant le public des Mardis de la Nation, le ministre du Tourisme, John Herrick Dessources, a détaillé une série d’actions censées repositionner le secteur dans un contexte national marqué par l’insécurité et la fragilité économique.
Vingt chantiers sont annoncés, dont dix projets physiques répartis dans plusieurs régions. Au Nord, des travaux touchent les infrastructures d’accueil de Milot et du Cap-Haïtien, ainsi que les services de l’aéroport international. Dans le Sud, la Grand’Anse et l’Ouest, l’accent est mis sur la réhabilitation des directions départementales, le réaménagement de sites touristiques et le renforcement des dispositifs de formation et de sécurité.
À ces investissements s’ajoutent dix réformes dites structurelles : recrutement de cadres, renforcement de la police touristique, modernisation technologique, inventaire du parc hôtelier et clarification du cadre légal. Le ministère évoque aussi la construction d’un nouveau discours de promotion du pays et l’organisation d’assises sur l’investissement touristique.
Les autorités misent sur des retombées en matière d’emplois, d’activités économiques et d’attractivité. Confronté à l’impact direct de l’insécurité, le gouvernement mise sur une décentralisation de l’offre touristique vers des zones moins exposées. Reste à voir si ces annonces sauront dépasser le stade des intentions pour produire des effets mesurables sur le terrain.

