Séoul – Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pourrait s’apprêter à désigner sa fille Ju Ae comme héritière, selon les services de renseignement sud-coréens (NIS). L’information a été rendue publique jeudi par un parlementaire sud-coréen à l’issue d’un briefing à huis clos.
La dynastie Kim dirige la Corée du Nord depuis 1948. Kim Jong-un incarne la troisième génération au pouvoir, après son grand-père Kim Il-sung et son père Kim Jong-il. Depuis 2022, sa fille apparaît régulièrement à ses côtés lors d’événements majeurs, notamment des essais de missiles et des cérémonies officielles.
Selon le NIS, plusieurs signaux suggèrent une préparation progressive à la succession, dont sa présence remarquée en janvier au palais du Soleil Kumsusan, mausolée des anciens dirigeants. Les services sud-coréens disent surveiller sa place protocolaire lors du prochain congrès du Parti des travailleurs, prévu fin février à Pyongyang.
Les médias officiels nord-coréens qualifient Ju Ae d’« enfant bien-aimée » ou de « grande guide », des expressions traditionnellement associées aux figures dirigeantes.
Si sa désignation se confirmait, elle marquerait une évolution notable dans un système politique historiquement dominé par les hommes, tout en perpétuant la continuité dynastique au sommet de l’État nord-coréen.

