Le 22 mars 1802, l’armée expéditionnaire française, sous le commandement du général Rochambeau, lança l’assaut final contre le fort de la Crête-à-Pierrot, encerclé depuis dix-huit jours. Alexandre Pétion, servant alors dans les rangs français, dirigea les pièces d’artillerie dont les tirs pilonnèrent la fortification défendue par Louis Daure Lamartinière et six cents hommes.
Sa compagne, Marie-Jeanne, armée d’un fusil et d’un sabre, participa activement à la défense sur les remparts en distribuant des munitions et en chargeant les canons.
Les assauts successifs causèrent des pertes considérables parmi les troupes françaises, Rochambeau perdant plus de trois cents soldats et cinquante officiers. Dans sa correspondance avec Napoléon Bonaparte, le général Leclerc décrivit cet engagement comme le plus terrible de sa carrière.
Face à la pénurie d’eau et de vivres, la garnison indigène effectua une sortie par les lignes ennemies dans la nuit du 24 au 25 mars 1802.

