Sur fond de paralysie des activités économiques, des résidents de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont exprimé leur ras-le-bol de la situation sécuritaire et économique
Port-au-Prince a vécu une journée de tension digne d’une version remaniée du mouvement »Peyi Lòk ». D’énormes barricades ont été érigées un peu partout dans la région métropolitaine par des émeutiers protestant contre la nouvelle pénurie de carburant.
De Delmas à Pétion-ville, en passant par le centre-ville de Port-au-Prince, motards et militants politiques se sont donné le mot pour investir les rues et bloquer les grandes artères d’une capitale s’affichant comme une zone assiégée par les bandits.
Ils ont exprimé leur colère contre la vente de carburant à 1500 gourdes le galon sur le marché informel alors que les stations d’essence ne disposaient pas de carburant.
Tout en réclamant le départ du pouvoir du premier ministre de facto, Ariel Henry, ils ont également protesté contre l’insécurité, la forte hausse du taux de change de la gourde par rapport au dollar et la hausse vertigineuse des prix des produits de premières nécessités.


