La colère des Haïtiens redouble, ces derniers jours, avec de nouvelles manifestations. Aux Gonaïves, des drapeaux russes ont été brandis, appelant Moscou à réagir. Les manifestants critiquent les États-Unis qui, selon eux, confortent le Premier ministre par intérim Ariel Henry au pouvoir.
Blocages, manifestations et pénurie perdurent en Haïti : le terminal pétrolier de Varreux reste inaccessible, gardé par des hommes armés. Le carburant est donc, par conséquent, presque introuvable dans le pays, ce qui a des conséquences sur les livraisons d’eau potable.
À cela s’ajoutent de nouvelles manifestations, qui ont eu lieu hier encore (4 octobre 2022), notamment aux Gonaïves où l’on appelle désormais la Russie à la rescousse. Les manifestants accusent les États-Unis de conforter au pouvoir Ariel Henry.
« Ce sont les États-Unis qui installent Ariel Henry pour qu’il suce le sang du peuple haïtien, témoigne un manifestant au micro de Ronel Paul. Regardez, les enfants ne peuvent même pas aller à l’école. Avec la Russie, on aurait de meilleures conditions de vie. »
Dans son éditorial, Le Nouvelliste se demande s’il y a « un pacte de suicide » en Haïti et affirme que les Haïtiens « sont les principaux responsables de la débâcle nationale ».

