Sanctions – Haïti : plusieurs personnalités ciblées, les négociations toujours dans l’impasse
Les États-Unis et le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ont imposé des sanctions à quatre chefs de gangs haïtiens, dont Izo, Ti lapli, Lamo san jou et Vitelhom Innocent, pour leurs implications présumées dans des actes violents, dont assassinats, kidnappings et violations des droits humains.
En parallèle, le Département d’État américain a sanctionné trois responsables haïtiens, à savoir l’ancien Premier Ministre Jean Max Bellerive, l’ancien sénateur Nenel Cassy et l’ancien sénateur Hervé Fourcand, pour corruption et atteinte à l’intégrité. Les familles des personnes visées sont également touchées par ces mesures restrictives.
Le gouvernement britannique a également pris des mesures en sanctionnant l’ex-Directeur général du Ministère de l’intérieur, Fednel Monchery, et l’ex-délégué de l’ouest, Joseph Richard Duplan, en raison de leur présumée implication dans le massacre de La Saline en 2018.
Cependant, malgré ces sanctions, les négociations politiques en Haïti semblent stagner. Les discussions entre les parties haïtiennes, sous la médiation de la CARICOM, n’ont pas enregistré de progrès significatifs.
Des sources proches des négociations indiquent que des partis de l’opposition continuent de réclamer un exécutif bicéphale, excluant le Premier Ministre Ariel Henry, une proposition rejetée par les partisans du pouvoir qui préconisent un gouvernement d’union et l’élargissement du Haut Conseil du Territoire (HCT).
Le Premier Ministre Ariel Henry a participé à la deuxième journée des pourparlers initiés par le Groupe de Personnalités Éminentes de la CARICOM, cherchant une résolution à la crise politique actuelle en Haïti.
Cependant, les divergences persistantes entre les différentes factions politiques rendent la sortie de crise incertaine.

