Lors d’une interview accordée à NewsNation mercredi, l’ancien président Donald Trump a déclaré qu’il révoquerait le Statut de Protection Temporaire (TPS) des migrants haïtiens vivant à Springfield, Ohio, et les renverrait en Haïti s’il était réélu en novembre.
« Vous devez renvoyer les gens dans leur pays. À mon avis, ce n’est pas légal », a affirmé Trump. Interrogé sur la révocation du TPS des migrants haïtiens, il a répondu : « Absolument, je le révoquerais et je les renverrais dans leur pays. »
Cette déclaration fait partie des nombreux discours de Trump et de ses alliés alimentant des rumeurs et fausses informations sur les migrants haïtiens à Springfield. Plusieurs d’entre eux sont arrivés aux États-Unis grâce à un programme de parrainage mis en place par l’administration Biden-Harris. Ce programme permet aux participants de vivre et de travailler légalement aux États-Unis pour une durée limitée. D’autres bénéficient du TPS depuis plusieurs années.
Lorsqu’on a demandé à Trump ce qu’il ferait si Haïti refusait de recevoir ces migrants, il a affirmé sans explication : « Ils les accepteront, je vous le garantis. »
Sous l’administration Trump, le Département de la Sécurité intérieure a activement cherché à mettre fin au TPS pour plusieurs groupes, une politique que Trump souhaite reprendre.
En outre, l’ancien président a récemment propagé des théories du complot non fondées, affirmant que des migrants haïtiens mangeaient des animaux domestiques à Springfield. Ces rumeurs ont alimenté un climat de peur, provoquant des menaces de violence et des évacuations dans la ville.
Les autorités locales, y compris le gouverneur républicain de l’Ohio, Mike DeWine, ont dénoncé ces rumeurs, soulignant que les migrants haïtiens apportent une contribution positive à l’économie locale et remplissent des postes essentiels.

