Port-au-Prince peut enfin exulter : 52 ans après Allemagne 1974, Haïti décroche son billet pour la Coupe du monde 2026 en s’imposant 2-0 face au Nicaragua, au terme d’un match haletant où la tension n’a cédé qu’à la joie. Sous la direction exigeante de Sébastien Migné, les Grenadiers ont livré l’une de leurs prestations les plus abouties de la décennie, transformant l’espoir en certitude.
Dès les premières minutes, Haïti impose son rythme. À la 8ᵉ minute, Louicius Deedson allume la mèche d’une frappe sèche qui ouvre la voie du rêve. En confiance, la sélection contrôle le jeu, étouffe les tentatives adverses et pousse encore. Juste avant la pause, Frantzdy Pierrot et Mondy Précieux Providence combinent sur un centre tendu que Providence catapulte de la tête, scellant un avantage précieux.
En seconde période, la poussée nicaraguayenne aurait pu semer le doute, mais Johnny Placide signe deux arrêts décisifs qui valent leur pesant d’or. Chaque minute rapproche un peu plus Haïti d’un rendez-vous historique. À la 90ᵉ, l’explosion : Haïti est mondialiste. Dans les tribunes comme dans les rues, le pays retient son souffle puis laisse éclater une joie longtemps contenue.
Dans un contexte national difficile, cette qualification dépasse le football. Elle devient un acte de résilience collective, un rappel puissant que le rêve haïtien reste vivant. En 2026, les Grenadiers n’iront pas seulement jouer : ils iront représenter une nation debout.

