À quelques mois d’une Coupe du monde historique en Amérique du Nord, une ombre plane sur la fête : des milliers de partisans haïtiens pourraient être privés de voyage aux États-Unis, bloqués par le décret migratoire imposé par l’administration Trump en juin dernier. Ironie cruelle pour un pays qui célèbre avec ferveur sa première qualification depuis 1974.
Si les athlètes bénéficient d’une exemption officielle — confirmée par la Maison-Blanche — les supporters, eux, devront franchir un labyrinthe administratif. Certes, les détenteurs de billets auront droit à un entretien pour obtenir un visa, mais rien ne garantit qu’ils recevront le précieux sésame. Et pendant que Port-au-Prince vibrait de joie lors de la qualification, l’inquiétude a gagné une diaspora pourtant massive en Amérique du Nord.
Haïti partage cette incertitude avec l’Iran et dix autres pays frappés par cette interdiction. Un paradoxe d’autant plus grand que 78 matchs du Mondial se dérouleront aux États-Unis, dont la majorité des rencontres éliminatoires.
Pour les fans haïtiens, l’espoir demeure : voir leur sélection sous le grand soleil américain. Mais, pour l’instant, le rêve mondialiste se joue autant sur le terrain que derrière les guichets consulaires.

