Une offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a profondément marqué un tournant dans le conflit au Moyen-Orient, avec la mort confirmée de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis 1989. L’opération, lancée samedi 28 février par des frappes aériennes et missiles sur de multiples cibles iraniennes, a touché le complexe sécurisé du dirigeant, tuant également plusieurs hauts responsables et des membres de sa famille, selon la télévision d’État iranienne.
Les attaques, motivées par Washington et Tel-Aviv comme une réponse aux ambitions nucléaires et aux activités régionales de Téhéran, ont provoqué des explosions entendues dans tout le pays et fait plus de 200 morts dans plusieurs provinces.
La mort de Khamenei a plongé la République islamique dans une phase de transition politique. Le président Masoud Pezeshkian, épaulé par le chef de la magistrature et un membre du Conseil des gardiens, dirige provisoirement l’État, a indiqué la télévision d’État.
Face à cette offensive, l’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe. Les Gardiens de la révolution ont promis une « vengeance sévère », et des manifestations de soutien au régime ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Téhéran et d’autres villes.
La crise a provoqué des fermetures d’espaces aériens, des perturbations des marchés pétroliers et des appels internationaux à la désescalade. Plusieurs pays et organisations, dont la Russie et la Chine, ont condamné les frappes, tandis que des réunions d’urgence ont été convoquées à l’ONU et par des coalitions régionales pour tenter d’éviter une extension du conflit.

