Le marché mondial des smartphones devrait reculer de 13 % en 2026, enregistrant sa plus forte baisse historique, selon les dernières prévisions de International Data Corporation (IDC). Les livraisons tomberaient à 1,1 milliard d’unités, un plus bas depuis plus d’une décennie.
À l’origine de ce choc : une pénurie mondiale de mémoire vive alimentée par l’explosion des besoins liés à l’intelligence artificielle. La demande massive en puces pour les centres de données a provoqué une flambée des prix, multipliés par trois à six selon les segments. Cette tension se répercute désormais sur l’ensemble de l’électronique grand public.
Les fabricants positionnés sur l’entrée de gamme, principalement sous Android, devraient être les plus exposés. En revanche, des acteurs dominants comme Apple et Samsung apparaissent mieux armés pour absorber la hausse des coûts et pourraient même renforcer leurs parts de marché.
IDC anticipe parallèlement une hausse de 14 % du prix moyen des smartphones, à 523 dollars, rendant durablement non rentable le segment des appareils à moins de 100 dollars. Si une stabilisation des prix de la mémoire est envisagée à partir de mi-2027, un retour aux niveaux antérieurs semble exclu. Le secteur s’oriente ainsi vers une consolidation structurelle, avec un paysage concurrentiel profondément remodelé.

