En octobre 1937, le massacre en République dominicaine de milliers d’Haïtiens par le régime de Trujillo avait provoqué une onde de choc et une fureur nationale. Des actes de solidarité s’étaient multipliés pour soutenir les survivants.
Un groupe d’officiers de la Garde d’Haïti jugeait la gestion diplomatique du président Sténio Vincent insuffisante et souhaitait porter le colonel Démosthène Calixte au pouvoir pour garantir une réaction plus ferme.
En décembre 1937, les conjurés ouvrirent le feu sur le major Durcé Armand (responsable de la sécurité du Palais National) alors qu’il était attablé au Rex-Café, mais l’attentat échoua.
L’enquête identifia le lieutenant Bonicias Pérard comme celui qui s’était occupé du véhicule des assaillants. Après sa condamnation par une cour martiale, Pérard fut conduit devant le peloton d’exécution. À l’aube du 7 mars 1938, il fut fusillé au champ de tir de la Saline, sans avoir dénoncé ses complices.

