La Cour suprême des États-Unis a autorisé jeudi l’administration du président Donald Trump à mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) accordé à environ 350 000 ressortissants haïtiens et à quelque 6 000 Syriens, dans une décision aux importantes conséquences migratoires.
Par six voix contre trois, les juges ont estimé que les tribunaux fédéraux ne pouvaient pas contrôler les décisions de l’exécutif relatives à l’octroi, au renouvellement ou à la révocation de ce dispositif migratoire.
Le TPS permet aux ressortissants de pays confrontés à des conflits armés, des catastrophes naturelles ou d’autres circonstances exceptionnelles de résider légalement aux États-Unis et d’y travailler sans risque d’expulsion pendant une période déterminée.
La décision de la plus haute juridiction américaine lève ainsi un obstacle judiciaire qui empêchait jusqu’à présent l’administration Trump de mettre en œuvre la révocation de cette protection pour des centaines de milliers de bénéficiaires.
Les organisations de défense des immigrés ont dénoncé une décision susceptible d’accroître l’incertitude pour de nombreuses familles établies aux États-Unis depuis plusieurs années. L’administration américaine soutient de son côté que la gestion du TPS relève exclusivement des prérogatives du pouvoir exécutif en matière d’immigration.

