Le bilan des deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela mercredi s’est alourdi à au moins 920 morts, tandis que plus de 50.000 personnes restent portées disparues, selon les autorités, alors que les opérations de recherche se poursuivent avec le renfort d’équipes internationales.
Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5, enregistrées à 39 secondes d’intervalle, ont dévasté l’État de La Guaira, au nord de Caracas, où de nombreux immeubles se sont effondrés. Les secours poursuivent les fouilles dans des conditions difficiles, parfois à mains nues, faute d’équipements adaptés.
Selon les Nations Unies, 25 équipes de recherche et de secours, dont 17 venues de l’étranger, sont en cours de déploiement. Des spécialistes venus notamment des États-Unis, du Mexique, de Suisse, de France, d’Allemagne, d’Espagne, du Chili et de Colombie participent aux opérations.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a appelé à garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave, rappelant que plusieurs millions de Vénézuéliens avaient déjà besoin d’une assistance avant la catastrophe.
L’aéroport international de Maiquetía demeure fermé en raison des dégâts subis par ses infrastructures, compliquant l’acheminement de l’aide. Les autorités utilisent désormais des installations militaires pour accueillir les vols humanitaires.
Le double séisme constitue la catastrophe naturelle la plus meurtrière enregistrée au Venezuela depuis plus d’un siècle. Les autorités redoutent que le bilan continue de s’alourdir au fil des recherches dans les zones les plus touchées.

