Jean-Louis Pierrot naît vers 1761 à l’Acul-du-Nord. Le 16 avril 1845, le Conseil d’État le désigne président de la République, au lendemain de la mort de Philippe Guerrier. Vétéran de la Bataille de Vertières — il portait le grade de colonel en 1803 —, il avait aussi commandé, au titre de général, la division du Nord à la bataille du 30 mars 1844 à Santiago de los Caballeros, lors des affrontements avec les soldats dominicains.
Une fois au pouvoir, sa première décision est de déplacer le siège du gouvernement de Port-au-Prince au Cap-Haïtien, ville acquise à sa cause. L’ambition est claire : réarmer les troupes, reprendre les hostilités avec la Partie de l’Est, rétablir l’unité de l’île. Les garnisons de l’Ouest et du Sud voient les choses autrement.
Sa façon de gouverner — autoritaire, ancrée dans le Nord — finit par coaliser ses adversaires. Il est renversé le 1er mars 1846, remplacé par Jean-Baptiste Riché. Pierrot se retire dans ses plantations du Nord et meurt à Camp-Louise le 18 février 1857.

