Le Département d’État américain a réémis un avertissement jeudi, invitant les voyageurs à reconsidérer leurs plans de visite en Jamaïque. Cette décision survient suite à une montée de la criminalité et à des préoccupations concernant la disponibilité des soins de santé.
Selon le Département d’État, certaines zones de la Jamaïque présentent des risques accrus liés à la criminalité violente et à un manque de soins de santé de qualité. L’ambassade des États-Unis reçoit régulièrement des rapports d’agressions sexuelles, y compris de la part de touristes américains dans les stations balnéaires. Les incidents criminels graves sont souvent mal gérés et rarement poursuivis jusqu’à un verdict final.
Un pays dangereux
La Jamaïque, bien connue pour ses plages immaculées et ses merveilles naturelles, voit son image de paradis touristique ternie par une des taux d’homicides les plus élevés de l’hémisphère occidental. Les vols à main armée et les agressions sexuelles sont courants, bien que les zones touristiques enregistrent des taux de criminalité violente inférieurs au reste du pays.
Le Département d’État avertit également que les soins de santé disponibles en Jamaïque ne sont pas au même niveau que ceux des États-Unis. Les temps de réponse des services d’urgence sont généralement plus longs, et les hôpitaux privés exigent souvent un paiement avant d’admettre des patients, sans garantir des soins spécialisés. Il est conseillé aux voyageurs d’apporter des médicaments supplémentaires, car certains médicaments courants comme l’insuline peuvent être difficiles à obtenir.
Recommandations
Pour ceux qui se rendent malgré tout en Jamaïque, quelques recommandations essentielles sont à suivre :
– Ne pas apporter d’armes à feu ni de munitions : Les sanctions pour possession, même involontaire, sont sévères.
– Restez vigilant et gardez un profil bas : Évitez les bus publics, les endroits isolés et les déplacements nocturnes.
– Ne résistez pas physiquement en cas de vol.
Enfin, le personnel de l’ambassade américaine se voit interdire de voyager dans presque une douzaine de régions du pays en raison de la criminalité. Ils ne peuvent également pas utiliser les bus publics ni conduire en dehors de certaines zones de Kingston la nuit.

