Malgré une légère baisse des cas en 2024, la tuberculose reste l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde. Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a provoqué 1,23 million de décès l’an dernier. Si la science dispose aujourd’hui des outils pour la prévenir et la soigner, le manque de financements compromet gravement les progrès réalisés depuis la pandémie de Covid-19.
En 2024, 10,7 millions de personnes ont contracté la maladie, soit une baisse d’à peine 1 %. Les progrès demeurent inégaux : l’Afrique et l’Europe enregistrent des reculs notables, tandis que huit pays – dont l’Inde, la Chine et le Nigeria – concentrent les deux tiers des cas mondiaux.
L’OMS déplore que seulement 5,9 milliards de dollars aient été investis, soit un quart du financement nécessaire pour atteindre les objectifs des Nations unies. Les coupes annoncées du Fonds mondial et de l’USAID aggravent la situation, menaçant les programmes de dépistage et de traitement.
La tuberculose reste avant tout une maladie de la pauvreté. Malnutrition, promiscuité et absence de protection sociale continuent d’alimenter sa propagation. Pour l’OMS, seule une mobilisation politique et financière à grande échelle permettra d’espérer mettre fin à cette épidémie séculaire.

