L’Association des Industries d’Haïti a dénoncé jeudi une aggravation « critique » de l’insécurité liée aux gangs, affirmant que l’économie nationale est désormais fortement paralysée, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans les départements de l’Artibonite et du Centre.
Dans une note de presse, l’organisation patronale évoque le blocage des axes routiers, la rupture des circuits d’approvisionnement et l’arrêt de certaines productions stratégiques, notamment rizicoles dans l’Artibonite. L’accès à l’énergie est également perturbé, en particulier au niveau de Péligre.
Plusieurs entreprises, dont la Société du Rhum Barbancourt, La Couronne et Séjourné, affirment subir de graves perturbations, réduisant ou suspendant leurs activités. Des milliers d’emplois seraient menacés, alimentant une précarité croissante.
Au-delà de l’économie, l’ADIH estime que le tissu social se fragilise et juge irréaliste toute perspective de relance ou d’organisation d’élections crédibles à court terme sans amélioration sécuritaire.
L’association appelle les autorités à agir « sans délai » et exhorte les partenaires internationaux à renforcer leur soutien pour faire face à une crise qui menace, selon elle, l’économie et la démocratie haïtiennes.

