À Pétion-Ville, c’est une photographie rare et attendue du préscolaire haïtien qui a été dévoilée ce 1er décembre. Pendant trois jours, le MENFP réunit techniciens, partenaires et experts pour présenter les premiers résultats d’une enquête menée auprès de 480 structures éducatives à travers le pays. Un exercice minutieux, pensé pour comprendre ce qui fonctionne, ce qui bloque et ce qu’il faudra reconstruire.
En ouvrant l’atelier, le ministre Augustin Antoine a rappelé l’ampleur du chantier : offrir à chaque enfant un départ équitable, dans un système encore fragilisé par les inégalités et les manques structurels. Aux côtés de l’UNICEF et de la Coopération espagnole, il a salué un travail de dix mois qui, pour la première fois, dresse un portrait précis des conditions d’accueil, de l’encadrement, des pratiques linguistiques et même de la nutrition dans les centres préscolaires.
Pour l’UNICEF, représenté par Geetanjali Narayan, ces données sont la base d’une véritable politique nationale, capable de corriger les déséquilibres urbains et ruraux. L’ambassadeur d’Espagne, Marco Peñín, a réaffirmé l’engagement de son pays pour un préscolaire qui prépare mieux l’entrée à l’école fondamentale.
Les travaux se poursuivent jusqu’au troisième jour, où seront examinées les pistes d’investissement. Objectif : bâtir enfin un préscolaire qui donne à chaque enfant d’Haïti une chance réelle de grandir et d’apprendre.

