À l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, l’ONU rappelle une évidence qui peine encore à s’imposer : vivre comme tout le monde n’est pas un privilège, mais un droit. Derrière les chiffres — 1,3 milliard de personnes concernées, majoritairement dans des pays en développement — se trouvent des vies freinées par des obstacles que les sociétés continuent trop souvent d’ignorer.
À New York, la Présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a appelé à « respecter les choix et les opportunités » de chacun, tandis qu’António Guterres a insisté sur l’importance d’inclure les personnes handicapées comme « partenaires à part entière ». Car si les lois progressent, la réalité, elle, peine à suivre : discrimination à l’emploi, protection sociale insuffisante, mobilité limitée.
Le Défenseur des droits, Giles Duley, quitte son poste avec un goût d’inachevé, évoquant les jeunes de Gaza ou du Soudan, mutilés par la guerre et laissés sans soutien. À Doha, le dernier Sommet mondial a pourtant réaffirmé une promesse simple : aucun développement durable n’est possible si une partie de l’humanité reste sur le bas-côté.

