L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité un projet de loi visant à faciliter la restitution d’œuvres culturelles pillées durant la période coloniale, concrétisant une promesse formulée en 2017 par le président Emmanuel Macron.
Le texte, qui couvre les biens acquis entre 1815 et 1972, marque une évolution majeure du cadre juridique français. Jusqu’à présent, chaque restitution nécessitait l’adoption d’une loi spécifique, comme ce fut le cas pour des objets rendus au Bénin ou au Sénégal.
La future loi prévoit désormais un mécanisme simplifié : les restitutions pourront être validées par un comité scientifique composé d’experts français et de représentants des pays d’origine. Plusieurs États africains ont déjà formulé des demandes, notamment le Bénin et l’Algérie.
Le projet doit encore faire l’objet d’un accord entre députés et sénateurs avant son adoption définitive par le Parlement. Présenté comme très attendu en Afrique, il vise à accélérer le retour de patrimoines culturels emblématiques acquis durant la colonisation.


