Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) a officiellement lancé, le jeudi 4 décembre, les travaux de la Commission chargée de réviser le cadre légal de l’Organisme de Surveillance et d’Aménagement du Morne l’Hôpital (OSAMH). La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Villa-Thérèse, à Pétion-Ville.
L’initiative a été conduite par le Directeur général du MICT, Pierre Canisius Guignard, aux côtés du Directeur de l’OSAMH, l’agronome Jean-Franck Junior Charles Pierre, en présence de membres du cabinet du ministre Paul Antoine Bien-Aimé, de consultants et de représentants des directions techniques du ministère, notamment la DEPS, la DCT et la Direction des Affaires juridiques (DAJ), principal partenaire du processus.
Cette commission a pour mission de moderniser un cadre légal vieux de 39 ans, devenu inadapté aux réalités techniques, administratives et environnementales actuelles du Morne l’Hôpital. Les travaux, organisés autour de douze ateliers étalés sur trois mois, visent à intégrer de nouveaux paramètres, à renforcer les structures techniques de l’OSAMH et à améliorer son efficacité opérationnelle.
À l’issue du processus, un avant-projet de loi destiné à remplacer le décret de 1986 sera soumis à la validation des autorités compétentes, puis transmis au gouvernement pour promulgation. « Cet outil juridique est indispensable pour permettre à l’OSAMH de répondre à l’ampleur et à la complexité de sa mission », a souligné Jean-Franck Charles Pierre.
Le Morne l’Hôpital joue un rôle stratégique pour la zone métropolitaine de Port-au-Prince, notamment en matière d’approvisionnement en eau potable et de drainage. Sa dégradation accentue les risques de déboisement, d’érosion et d’inondations récurrentes. « Intervenir en amont est une nécessité vitale pour l’avenir même de la capitale », a averti le directeur de l’OSAMH.
Au-delà du cadre légal, le MICT reconnaît que d’autres défis majeurs demeurent, notamment en ce qui concerne les ressources humaines et financières, ainsi que la capacité de contrainte face à l’insécurité persistante dans la zone.

