Le 1er janvier 2026, Haïti a célébré le 222e anniversaire de son indépendance dans un climat lourd de crises mais chargé de symboles. À cette occasion, Washington a choisi de hausser le ton. Dans une déclaration officielle, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé le soutien des États-Unis au peuple haïtien, confronté à une insécurité persistante et à une transition politique sous haute tension.
Au nom de l’administration américaine, Marco Rubio a assuré que les États-Unis demeurent aux côtés d’Haïti pour « renforcer la sécurité, rétablir la stabilité et poser les bases d’un avenir plus prospère ». Un message clair, alors que les gangs armés continuent d’imposer leur loi sur de larges portions du territoire. Washington confirme ainsi son appui à la mise en place d’une force spécialisée de répression des gangs, appelée à travailler conjointement avec les forces de sécurité haïtiennes pour briser le cycle de la terreur.
Sur le terrain politique, le chef de la diplomatie américaine a salué les efforts du gouvernement de transition et du Conseil électoral provisoire dans la préparation des premières élections nationales depuis près de dix ans, prévues en 2026. Les États-Unis promettent un accompagnement soutenu afin de garantir un processus électoral crédible et sécurisé, condition jugée essentielle pour rétablir la légitimité institutionnelle.
Au-delà des annonces, le message se veut symbolique. En ce jour fondateur pour la première République noire du monde, Marco Rubio a mis en avant la résilience du peuple haïtien et réaffirmé un « engagement indéfectible ». Un soutien réitéré, attendu désormais au-delà des mots.

