Un atelier de priorisation des besoins sanitaires s’est tenu du 16 au 18 janvier 2026, réunissant les directions départementales de santé autour du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), avec l’appui du FAES et de la Banque interaméricaine de développement (BID). Cette rencontre s’inscrit dans le lancement de la composante santé du programme HA-J0008, axé sur l’amélioration de l’offre de services dans les territoires.
L’objectif affiché : identifier de façon structurée les besoins les plus urgents des départements afin d’orienter les prochaines interventions. Chaque direction a présenté un état des lieux, mettant en évidence des problèmes persistants d’accès, d’équipements et de ressources humaines, particulièrement dans les zones enclavées.
Pour la Grand’Anse, le directeur départemental sanitaire, Dr Boutroce Gally Pierre, a dressé un tableau marqué par l’isolement de plusieurs localités et la faiblesse des infrastructures. Il a attiré l’attention sur des zones difficiles d’accès comme Fond Cochon, les Îles Cayemites, Larieu, Galette Potonnier, Tipari, Debras ou Dérivaux, où l’offre de soins reste très limitée.
Si les autorités espèrent que cet exercice débouchera sur des réponses concrètes, plusieurs observateurs rappellent que la priorisation ne suffira pas sans mécanismes clairs de financement, de suivi et de mise en œuvre. Dans un contexte de contraintes budgétaires et d’insécurité, la transformation des diagnostics en actions reste le principal défi du système de santé.

