Chaque mesure prise par le gouvernement haïtien pour tenter d’enrayer le trafic illicite du carburant sur le marché national est contournée par des hommes du secteur pétrolier.
C’est du moins ce que révèle le ministre du commerce et de l’industrie. Selon Ricardin Saint Jean, des camions citernes remplis qui ont quitté les terminaux ne sont pas arrivés dans les stations-services.
Entre-temps, la crise du carburant, du marché noir, et du commerce illicite et de la nécessité d’ajuster le prix de ce produit à la pompe a été au cœur d’une rencontre mardi entre le Premier ministre Ariel Henry, des syndicats de chauffeurs de motos-taxis, et des membres d’organisations communautaires de base de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Conscient de la gravité de la situation, le Chef du gouvernement promet l’adoption d’un train de mesures socio-économiques de redressement, dans un très bref délai. Il lance un appel au calme, notamment, aux chauffeurs de motos-taxis invités à ne pas céder aux incitations à la violence, ni aux manipulations politiques.

