Les scènes de pillage se sont poursuivies ce vendredi dans plusieurs villes du pays à l’occasion de la quatrième journée consécutive de mobilisation contre la hausse des prix des produits pétroliers et visant à réclamer le départ du premier ministre Ariel Henry.
Aux Gonaïves, les locaux de la Brasserie de la Couronne, plusieurs établissements scolaires, l’Université publique de l’Artibonite (UPAG), des institutions catholiques et un entrepôt de la Digicel ont été pillés.
A Saint-Marc, plusieurs entreprises commerciales et institutions publiques ont été saccagées. Le bureau de l’ONA a été incendié totalement.
Les locaux de l’Office national d’assurance vieillesse à Ouanaminthe ont été attaqués également par des manifestants. Le bureau de l’organisation caritative service jésuite aux migrants a été également pillé.
Plusieurs entreprises ont été pillées ce vendredi dans la ville des Cayes. Au moins deux blessés par balles ont été recensés.
A Port-au-Prince, la tension n’est pas redescendue au quatrième jour consécutif de la contestation contre l’augmentation des couts de l’essence. Les entreprises commerciales continuent d’être prises pour cibles par les manifestants qui ont gagné les rues de la capitale ce vendredi.
Les chefs de file de la contestation antigouvernementale à Petit-Goâve annonce une trêve ce week-end pour permettre à la population de se ravitailler. Néanmoins, les rues sont toujours barricadées.
Vision 2000

