Ce jeudi, la capitale haïtienne, Port-au-Prince, a été le théâtre d’une montée significative de la tension, marquée par le blocage de plusieurs quartiers, l’érection de barricades, et l’embrasement de pneus, notamment à Nazon, Lalue, Canapé-Vert, Delmas, ainsi qu’à divers endroits au nord de la ville. Ces perturbations sont étroitement liées aux activités des gangs armés, ainsi qu’à une mobilisation antigouvernementale qui s’intensifie depuis plusieurs jours.
Les scènes de blocages et d’affrontements urbains soulignent les défis persistants auxquels est confrontée la population haïtienne, pris entre les violences perpétrées par les gangs et les manifestations contre le gouvernement en place. Les quartiers touchés deviennent des zones de tension où la vie quotidienne est perturbée, mettant en péril la sécurité des résidents.
Par ailleurs, le gang de Bel-Air a intensifié ses attaques contre le quartier de Solino, générant un climat d’insécurité croissante. L’incendie de plusieurs maisons et la fuite continue des familles de la zone témoignent de l’ampleur des défis auxquels les autorités locales sont confrontées pour maintenir la stabilité.

