Ce dimanche 7 juillet, la capitale haïtienne a été le théâtre de nouvelles attaques violentes perpétrées par des gangs armés, malgré la présence des forces de sécurité internationales. L’Institut universitaire Quisqueya-Amérique (INUKA) à Tabarre a été lourdement pillé et incendié, accentuant le climat d’insécurité croissante. Les bandits ont méthodiquement dévalisé les locaux avant d’y mettre le feu, provoquant des dégâts matériels importants et plongeant la communauté universitaire dans la consternation.
Pas moins de trois personnes ont été assassinées à Pétion-Ville dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juillet 2024. Les corps sans vie des victimes présentaient des blessures par arme à feu. Deux des victimes ont été retrouvées rue Gabart, près de l’église Sainte Thérèse, tandis que le troisième corps gisait rue Darguin. Les circonstances entourant ce triple crime demeurent inconnues.
La journée a également été marquée par plusieurs enlèvements. Tôt le matin, un entrepreneur a été enlevé par des criminels lourdement armés près de l’avenue Christophe à Port-au-Prince. Malgré une tentative d’intervention policière, qui a réussi à sauver la femme de l’entrepreneur et à empêcher le vol de leur véhicule, les ravisseurs ont réussi à emmener leur cible principale. Plus tard dans la journée, Me Lesly Alphonse, notaire bien connu, a été kidnappé avec son fils et ses petits-enfants à Laboule 12, soulignant la gravité de la situation sécuritaire dans la région métropolitaine.
Renforcement des mesures de sécurité
Face à cette montée en puissance des actes criminels, les autorités haïtiennes prévoient le déploiement renforcé des policiers kenyans, en collaboration avec la Police nationale d’Haïti. Une conférence de presse est annoncée pour ce lundi afin d’officialiser cette initiative cruciale, prévue pour mi-juillet. Selon les responsables kenyans, le second contingent de policiers devrait arriver aux alentours du 15 juillet, visant à renforcer la présence sécuritaire dans la capitale et ses environs.

