Convoqué ce mardi par la commission d’enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dans le cadre du scandale de corruption impliquant les trois conseillers-présidents, Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin, le président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit, Raoul Pierre-Louis, ne s’est pas présenté. Pierre-Louis a demandé un report d’une semaine, invoquant l’indisponibilité de son avocat.
Ce scandale, qui secoue le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), a déclenché des réactions vigoureuses de la part de diverses organisations. Le Collectif Ensemble Contre la Corruption (ECC) a fermement demandé que les autres membres du CPT écartent de toute décision les conseillers-présidents impliqués dans cette affaire.
Dans un communiqué, l’ECC a également recommandé aux secteurs représentés au Conseil présidentiel de transition de retirer immédiatement et définitivement leurs représentants mis en cause dans ce scandale. Le collectif insiste sur le remplacement de ces conseillers par des personnalités intègres et dignes de la plus haute fonction de l’État, en attendant les résultats de l’enquête judiciaire.
La situation reste tendue alors que la commission d’enquête de l’ULCC continue ses investigations. L’absence de Raoul Pierre-Louis soulève des questions et ajoute à la complexité d’un scandale qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la crédibilité des institutions impliquées. Le report de son audition est désormais fixé à la semaine prochaine, où il sera attendu avec son avocat pour répondre aux questions de la commission.
En attendant, la pression monte sur le CPT et les autres entités gouvernementales pour qu’elles prennent des mesures décisives afin de restaurer la confiance du public et assurer une gouvernance transparente et responsable.

