Vendredi dernier, le parti EDE a été secoué par des contestations majeures concernant l’illégalité du processus électoral qui a conduit à la formation d’un nouveau directoire.
Cette situation critique a été exacerbée par la démission soudaine de la secrétaire générale, Sterline Civil et de Ophnide Orélus RENFORT, Coordonnatrice Nationale du mouvement Fanm EDE, poussant le nouveau directoire à organiser une élection en urgence.
Selon des organes de presse, le nouveau secrétaire général de facto a informé le responsable des affaires politiques de son remplacement par une autre personne, une décision qui n’avait pas été communiquée dans le communiqué officiel publié ce jour-là. Cette annonce a provoqué l’indignation de Feland Jean, qui a décidé de démissionner, entraînant une série de démissions au sein du parti.
Le Parti EDE traverse désormais une crise profonde, accentuée par des accusations de corruption visant plusieurs de ses membres influents, notamment ceux occupant des postes dans l’administration publique et les missions diplomatiques. L’un des cas les plus graves concerne Smith Augustin, le représentant du parti au Conseil Présidentiel de transition d’Haïti.
Augustin est sous enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) suite aux accusations de Raoul Pierre Louis, ancien directeur général de la Banque Nationale de Crédit (BNC). Selon Pierre Louis, Augustin et deux autres conseillers-présidents lui auraient exigé la somme de 100 millions de gourdes pour garantir sa pérennité à la BNC.


