Plus de deux mois après l’arrivée des premiers policiers kenyans en Haïti pour diriger une force de sécurité multinationale largement financée par les États-Unis, l’administration Biden envisage de transformer cette mission en une opération traditionnelle de maintien de la paix des Nations Unies. En raison des difficultés financières et du manque d’équipement, le Département d’État a informé les législateurs américains de cette option.
Cette mission kenyane, basée près de l’aéroport international Toussaint Louverture à Port-au-Prince, fait face à des problèmes pour attirer des contributions volontaires.
Une opération de maintien de la paix de l’ONU, financée par les contributions des États membres, pourrait résoudre ces problèmes tout en offrant plus d’équipements, tels que des hélicoptères, et même un hôpital capable de réaliser des opérations chirurgicales.
Cependant, une telle mission nécessite l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, où la Chine et la Russie pourraient opposer leur veto.
Avec environ 400 policiers kenyans déjà en Haïti, un contingent supplémentaire de 250 militaires et policiers en provenance de la Jamaïque est attendu. Cependant, malgré leur présence, la violence des gangs continue de perturber la vie quotidienne et d’empêcher l’accès aux soins de santé, suscitant des doutes quant à l’efficacité de la mission actuelle.

