Nouveau rebondissement dans l’affaire des 100 millions de gourdes de la BNC, avec la mise à l’écart provisoire de l’ancien sénateur Dr Louis Gérald Gilles.
Sorel Jacinthe, dirigeant de la plateforme Inite, a annoncé sur les ondes de Radio Kiskeya cette décision, adoptée par une résolution conservatoire des signataires du Consensus du 21 décembre. Cette mesure intervient alors que Gilles fait face à des accusations en lien avec des irrégularités présumées dans la gestion de la Banque Nationale de Crédit (BNC), et que l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a ouvert une enquête.
Malgré l’expiration du délai de 72 heures convenu avec les émissaires de la CARICOM le 12 septembre 2024, aucun remplaçant officiel n’a encore été nommé pour occuper le siège de Louis Gérald Gilles au sein du Conseil présidentiel de Transition. Cependant, deux personnalités sont en lice pour prendre cette position : Marjory Michel, membre du Secteur Démocratique et Populaire (SDP), et Vikerson Garnier, représentant du CADOA (Comité d’Action pour la Défense des Ouvriers et Artisans).
Sorel Jacinthe a confirmé ce vendredi que le choix se porterait temporairement sur l’un de ces deux candidats, en attendant que l’enquête de l’ULCC apporte des éclaircissements sur l’affaire impliquant Gilles. L’ombre du scandale de la BNC continue de planer sur le Conseil, avec des pressions croissantes pour que des actions soient prises.
De plus, la confrontation sollicitée par l’ULCC entre les Conseillers Présidentiels et l’ex-président de la BNC, Raoul Pierre-Louis, n’a pas eu lieu. Ce dernier a ignoré la convocation, ses avocats demandant la démission des Conseillers accusés dans cette affaire. Ce développement ajoute une tension supplémentaire à une situation déjà délicate pour le Conseil présidentiel de Transition, qui se trouve fragilisé par cette affaire de corruption.

