Les États-Unis ont imposé mercredi des sanctions contre Prophane Victor, un ancien député haïtien, et Luckson Elan, chef du gang Gran Grif, en raison de leur implication dans de graves violations des droits de l’Homme en Haïti. Prophane Victor est accusé d’avoir joué un rôle clé dans la formation, le soutien et l’armement de gangs violents qui sèment la terreur dans le pays. Quant à Luckson Elan, son gang est actif dans le département de l’Artibonite, où il est responsable de nombreuses exactions, y compris des violences sexuelles et des actes de torture.
Le rapport final du Groupe d’experts des Nations Unies met en lumière la responsabilité de ces deux hommes dans l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti. Il précise que le niveau de violence exercé par les gangs, en particulier contre les femmes et les filles, est sans précédent. Les violations des droits de l’Homme incluent des attaques contre des civils, l’entrave à l’aide humanitaire, ainsi que l’utilisation du viol comme arme de terreur.
Les États-Unis, dans le cadre de leur programme de sanctions Magnitsky, ont exprimé leur détermination à faire rendre des comptes aux auteurs de ces actes odieux. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement américain pour lutter contre la violence sexuelle liée aux conflits, comme en témoigne le mémorandum signé par le Président Biden en 2022. Les sanctions contre Victor et Elan ont été émises en vertu du Décret 13818, qui cible les responsables de violations graves des droits de l’Homme et de la corruption à travers le monde.

