Haïti traverse une période sombre marquée par une vague de violence sans précédent.
Un massacre a eu lieu jeudi à Pont Sondé, dans le département de l’Artibonite, perpétré par le gang « Gran Grif ».
Au moins 70 personnes ont été tuées, parmi lesquelles des femmes et des enfants, et 16 autres grièvement blessées. Les assaillants, armés de fusils automatiques, ont tiré sans discernement sur la population, avant d’incendier des dizaines de maisons et de véhicules, contraignant les habitants à fuir.
L’ambassade américaine en Haiti a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles et amis des victimes du massacre perpétré le 3 octobre à Pont-Sondé.
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit « horrifié » par ce carnage et appelle à un soutien international accru pour la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), qui inclut des policiers kényans. La situation humanitaire est également désastreuse, avec plus de 700 000 déplacés internes.
Malgré les appels à la justice, l’impunité et la fragilité des institutions haïtiennes rendent incertaine la poursuite des responsables.

