La situation en Haïti continue de se dégrader, avec près de 11 000 personnes déplacées en raison de la recrudescence de la violence à Port-au-Prince. Selon le dernier rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 10 867 résidents des quartiers de Poste Marchand et des environs ont été forcés de fuir leur domicile à la suite d’attaques armées.
La grande majorité des déplacés, environ 95 %, se sont réfugiés dans 18 sites d’accueil, dont quatre nouvellement créés pour faire face à cette crise humanitaire. Les autres sont hébergés par des familles d’accueil. Toutefois, l’OIM souligne une augmentation dramatique du nombre de déplacés internes, accompagnée de la fermeture de trois centres d’accueil en raison des violences persistantes.
Face à cette détérioration, 75 militaires supplémentaires en provenance du Guatemala et du Salvador ont été déployés pour renforcer la Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti (MMASH). Cette mission, composée notamment de policiers kenyans, vise à stabiliser le pays. Les nouveaux contingents sont arrivés à l’aéroport international Toussaint Louverture lors d’une cérémonie officielle en présence du président du Conseil de transition, Leslie Voltaire, et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
L’ONU estime que plus de 5 350 personnes ont péri et plus de 2 155 ont été blessées en 2024 en raison des violences perpétrées par des gangs armés. Cette crise, qui s’intensifie chaque jour, exige une action internationale urgente pour prévenir une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.

