Dans une décision rendue à 6 voix contre 3, la Cour suprême américaine a approuvé la politique migratoire de l’administration Trump, permettant l’expulsion de migrants vers des pays tiers — même lorsqu’ils ne sont ni leur pays d’origine ni reconnus comme sûrs.
Cette décision marque un tournant majeur, annulant une décision précédente qui imposait aux autorités d’examiner les risques encourus par les migrants dans ces pays de destination.
L’affaire, centrée sur huit migrants originaires du Myanmar, de Cuba et du Mexique, expulsés vers le Sud-Soudan, a soulevé une vive polémique. Si la majorité conservatrice de la Cour s’est alignée sur la vision de l’exécutif, les juges libéraux ont dénoncé une mesure « arbitraire » et « cruelle », soulignant les conséquences humaines d’un tel précédent.
Déjà au cœur de sa campagne pour 2024, Donald Trump considère cette décision comme une victoire politique, renforçant sa promesse d’un contrôle migratoire dur. Mais cette jurisprudence pourrait affecter profondément le droit d’asile aux États-Unis et susciter une onde de choc diplomatique dans les pays concernés.

