Le pétrole a enregistré une nette baisse hier, après que Donald Trump ait déclaré qu’il autorisait la Chine à reprendre les importations de brut iranien, provoquant une onde de choc sur les marchés énergétiques. Cette annonce inattendue a en effet dissipé les craintes d’un rétrécissement de l’offre, alors que l’Iran restait sous le coup de sanctions sévères. En réaction, les stocks mondiaux paraissent moins menacés, et les investisseurs se sont précipités pour céder leurs positions sur le pétrole, entraînant une chute notable des cours.
Les prix du baril de Brent ont chuté de près de 5 %, s’établissant autour de 72 $ le baril, tandis que le WTI américain reculait à environ 69 $. Cette baisse reflète les anticipations d’un approvisionnement supplémentaire en provenance d’Iran, dont les volumes pourraient atteindre plusieurs centaines de milliers de barils par jour. Par ailleurs, les opérateurs soulignent que la décision de Trump signe une inflexion majeure de la politique énergétique américaine, privilégiant le pragmatisme commercial aux barrières géopolitiques.
Cet ajustement pourrait exercer une pression supplémentaire sur les producteurs non‑OPEP, notamment les shale‑oil américains, dont l’équilibre budgétaire repose sur des prix élevés. En outre, la réaction des marchés dépendra des gestes ultérieurs : surveillance des niveaux de production iraniens, précisions de la Chine sur ses achats et réponse des autres grands acteurs comme la Russie et l’Arabie saoudite.
En résumé, après les annonces de Trump, la dégringolade des cours du pétrole illustre une reconfiguration brutale du paysage énergétique mondial, où la géopolitique económico-commerciale redessine les équilibres traditionnels.

