Un juge fédéral de Californie a bloqué vendredi la décision de l’administration Trump visant à mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) pour près d’un million de Vénézuéliens et d’Haïtiens, dont une majorité vit en Floride.
Dans un jugement de 69 pages, le magistrat Edward Chen a qualifié la décision de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, d’« arbitraire, capricieuse et illégale ».
Il a rétabli les extensions accordées sous Joe Biden, valables jusqu’en octobre 2026 pour les Vénézuéliens et février 2026 pour les Haïtiens.
Le TPS, instauré en 1990, protège les ressortissants de pays frappés par des guerres, catastrophes ou crises humanitaires. Plus de 600 000 Vénézuéliens et 330 000 Haïtiens en bénéficient actuellement, dont près de 404 000 en Floride.
Pour les familles concernées, la décision représente un immense soulagement, leur permettant de rester légalement aux États-Unis, de travailler et d’éviter la séparation.
Toutefois, l’administration Trump devrait faire appel, laissant planer l’incertitude sur l’avenir du programme.

