Donald Trump a fait de nouveau sensation mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU. Le président américain a multiplié les attaques contre l’organisation, l’Europe et les politiques climatiques, en ponctuant son discours de sarcasmes. « Les deux choses que j’ai eues de l’ONU, c’est un escalier mécanique défaillant et un téléprompteur défaillant », a-t-il ironisé, moquant une institution qu’il accuse d’encourager l’immigration illégale.
À 79 ans, le milliardaire s’est attribué le mérite d’avoir mis fin à « sept guerres » et s’est même présenté comme candidat à un prix Nobel de la paix. Il a qualifié le changement climatique de « plus grande arnaque » et reproché aux Européens leur dépendance aux énergies renouvelables. « Vos pays vont en enfer ! », a-t-il lancé aux dirigeants occidentaux.
S’il a balayé rapidement les conflits mondiaux, Trump a réservé un revirement inattendu à l’Ukraine, affirmant que Kyiv pouvait « regagner son territoire dans sa forme originelle ». Une position applaudie par Volodymyr Zelensky, qui y a vu un « tournant majeur ».
Face à cette sortie, le président français Emmanuel Macron a rappelé que « la solution militaire ne fonctionne pas » à Gaza, tout en soulignant l’importance du dialogue. Mais pour nombre de diplomates, ce discours confirme l’imprévisibilité d’un dirigeant dont les déclarations secouent une scène internationale déjà fragile.

