La justice canadienne a condamné Gérald Nicolas à cinq ans de prison pour avoir tenté de fomenter une insurrection armée contre le gouvernement haïtien de l’époque, dirigé par Jovenel Moïse.
Le 12 mars 2025, un jury de la Cour supérieure du Québec a reconnu M. Nicolas coupable de toutes les accusations retenues contre lui : avoir quitté le Canada dans l’intention de faciliter une activité terroriste et avoir effectivement facilité de telles activités.
Selon l’enquête, entre 2020 et 2021, l’accusé a multiplié les démarches pour inciter une révolution armée en Haïti. Il s’est rendu en République dominicaine et en Haïti pour mettre son plan à exécution, cherchant à se procurer des armes, à recruter des partisans et à financer ses activités. Il avait même loué un terrain près de la frontière afin d’y établir une base opérationnelle.
Le directeur des poursuites pénales, George Dolhai, a souligné que « cette affaire concernait une conspiration visant à saper la stabilité d’un gouvernement étranger. Toute personne prête à provoquer un conflit armé, au Canada ou à l’étranger, sera traduite en justice ».
La condamnation a été saluée par plusieurs acteurs internationaux, dont les États-Unis, qui ont exhorté d’autres pays à suivre l’exemple du Canada afin de mettre fin à l’impunité de ceux qui menacent la stabilité des nations.
Le Service des poursuites pénales du Canada, organisme indépendant, rappelle que sa mission est de poursuivre les infractions de compétence fédérale dans le respect de l’intérêt public et à l’abri de toute influence indue.

