John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a été inculpé jeudi par un grand jury du Maryland pour 18 chefs d’accusation liés à la divulgation et à la rétention de documents relevant de la défense nationale.
Âgé de 76 ans, Bolton devient la troisième personnalité ciblée par le président américain à être poursuivie depuis son retour à la Maison-Blanche, après James Comey, ex-directeur du FBI, et Letitia James, procureure générale de l’État de New York.
Selon l’acte d’accusation, Bolton aurait partagé plus d’un millier de pages de documents confidentiels avec des proches n’ayant pas d’accréditation de sécurité, via des messageries personnelles non sécurisées. Certains de ses comptes auraient ensuite été piratés, possiblement par un acteur lié à l’Iran.
Donald Trump, interrogé sur le sujet, a commenté laconiquement : « C’est un sale type, c’est dommage. »
La procureure générale Pam Bondi a pour sa part déclaré que « personne n’est au-dessus de la loi » et qu’« abuser d’une position de pouvoir pour mettre en péril la sécurité nationale » devait être puni.
La Maison-Blanche avait déjà tenté, en 2020, de bloquer la publication du livre explosif de Bolton, dans lequel il décrivait Trump comme « inapte à diriger les États-Unis ».

