En marge du sommet du G20 à Johannesburg, la Chine et l’Afrique du Sud ont dévoilé dimanche une nouvelle initiative conjointe destinée à soutenir la modernisation du continent africain. Ce programme s’inscrit dans la continuité des engagements pris au Forum sino-africain de Pékin en 2024, où Pékin avait promis 10 actions majeures en faveur du développement africain.
L’objectif est clair : attirer davantage d’investissements internationaux, renforcer les infrastructures vertes et promouvoir une exploitation minière durable. Pour Pékin, cette initiative illustre que « la modernisation n’est pas un privilège réservé à une poignée de pays », selon Zhao Wenfei, ministre conseiller à l’ambassade de Chine en Afrique du Sud. Il évoque un modèle de développement proprement africain, fondé sur la prospérité partagée, le progrès social et la coexistence harmonieuse avec la nature.
Le plan met particulièrement l’accent sur les « mines et minéraux verts », un secteur clé pour la transition énergétique mondiale. Lin Feng, haut responsable chinois du commerce, affirme que la coopération verte ouvre « de nouvelles opportunités de développement à faible émission de carbone ».
La CNUCED apporte son soutien à l’initiative, rappelant les bénéfices déjà observés grâce aux investissements chinois, de l’électricité solaire en zones rurales à la réfrigération de vaccins en Éthiopie. Les modalités précises du programme restent à dévoiler, mais son lancement confirme le resserrement stratégique entre Pékin et Pretoria — un partenariat dont l’influence continue de grandir à l’échelle du continent.

