Organisation des Nations unies a salué jeudi des avancées dans le processus électoral en Haïti, tout en alertant sur une insécurité persistante susceptible de compromettre ces progrès.
Devant le Conseil de sécurité, l’émissaire onusien Carlos Ruiz Massieu a évoqué un « moment charnière », soulignant que l’enregistrement des partis politiques — une première depuis 2016 — constitue une étape clé vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Il a insisté sur l’urgence d’adopter un budget électoral et de finaliser le cadre juridique.
Mais la situation sécuritaire reste « extrêmement préoccupante ». Plus de 1,4 million de personnes sont déplacées, tandis que des violences récentes, notamment dans la région de Port-au-Prince, illustrent la gravité de la crise.
L’ONU juge crucial le déploiement complet de la Force de répression des gangs (FRG), créée par le Conseil de sécurité pour appuyer les autorités nationales. Son responsable, Jack Christofides, a affirmé que l’objectif est de réduire durablement la capacité des gangs.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a plaidé pour un déploiement rapide, alors que plusieurs États membres ont rappelé que la sécurité demeure une condition essentielle à la tenue d’élections crédibles.

