La situation politique et sécuritaire demeure préoccupante en Haïti, où les autorités peinent à avancer sur l’organisation d’élections dans un contexte de violences généralisées.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a récemment évoqué l’introduction de nouvelles mesures encadrant les partis politiques, alors que le pays tente de relancer un processus électoral suspendu depuis plusieurs années. Mais l’insécurité, marquée par l’emprise de groupes armés sur de larges portions du territoire, continue de compromettre toute perspective de scrutin crédible.
Sur le terrain, les faits divers illustrent la dégradation du climat sécuritaire. Un photojournaliste porté disparu a été retrouvé mort dans le sud du pays, tandis que dans plusieurs villes de province, dont Saint-Marc, des habitants dénoncent une recrudescence des actes de violence et l’absence de réponse efficace des autorités.
Parallèlement, la situation économique et logistique se fragilise davantage. La reprise des vols entre Haïti et la République dominicaine a été reportée pour des raisons de sécurité, accentuant l’isolement du pays. Certaines compagnies aériennes ont également suspendu leurs opérations, limitant les déplacements et les échanges commerciaux.
Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé fait face à des critiques croissantes, notamment du secteur privé, qui appelle à des mesures urgentes pour rétablir la sécurité et relancer l’économie.
Dans ce contexte, la communauté internationale continue de suivre de près l’évolution de la crise, alors que des millions d’Haïtiens restent affectés par l’insécurité, les déplacements forcés et la détérioration des conditions de vie.

