La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la Plaine-du-Cul-de-Sac, à l’est de Port-au-Prince, où des affrontements armés opposant depuis 22 jours des groupes affiliés à « Viv Ansanm » plongent la population dans un climat de terreur et de chaos.
Samedi matin, de nouvelles rafales d’armes automatiques ont retenti dans plusieurs quartiers de la zone de Sarthe, provoquant panique et déplacements de familles déjà fragilisées par des semaines de violences. Des habitants décrivent une région paralysée par la peur, où commerces, écoles et activités économiques tournent au ralenti.
Dans ce contexte, Delphine Gardère, directrice générale de Rhum Barbancourt, a lancé un appel public aux autorités haïtiennes sur le réseau X.
« Les combats ont repris à Sarthe ce matin. Une fois de plus, des familles vivent sous la menace des armes », a-t-elle écrit, exhortant l’État à « intervenir avec fermeté pour protéger la population, rétablir l’ordre et permettre aux entreprises de fonctionner dans des conditions dignes et sécuritaires ».
Selon plusieurs témoignages locaux, des dizaines de personnes auraient été tuées depuis le début des affrontements et des milliers d’habitants contraints de fuir leurs maisons. Malgré l’aggravation de la crise, aucune opération d’envergure n’a encore permis de reprendre durablement le contrôle de cette zone stratégique de la périphérie de la capitale.

