Haïti et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ont engagé de nouvelles discussions en vue de renforcer leur coopération autour de la relance du secteur industriel haïtien, a annoncé le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI).
Le ministre haïtien du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, s’est entretenu jeudi à Montevideo, en Uruguay, avec Cecilia Ugaz Estrada, directrice générale adjointe de l’ONUDI. La rencontre s’est tenue en marge d’une mission officielle menée dans le cadre des démarches diplomatiques du gouvernement haïtien.
Les discussions ont porté sur plusieurs axes de coopération, notamment la réalisation d’une étude technique destinée à accompagner le développement de parcs industriels dans le Grand Sud d’Haïti. Les deux parties ont également évoqué l’envoi d’une mission d’experts internationaux dans le cadre de la Semaine de l’Industrie 2026.
Cette collaboration vise à apporter une expertise technique dans des domaines tels que le développement industriel, le renforcement des capacités locales, l’amélioration de l’environnement des affaires et l’attraction d’investissements, selon le MCI.
Cette initiative intervient dans un contexte économique difficile pour Haïti, marqué par une crise sécuritaire persistante, des perturbations dans les activités économiques et une forte pression sur le marché de l’emploi. Le secteur industriel, notamment les activités manufacturières et les zones franches, fait partie des domaines identifiés comme essentiels pour soutenir la croissance et la création d’emplois.
Avant cette rencontre avec l’ONUDI, James Monazard avait effectué une mission à Washington consacrée notamment au plaidoyer en faveur du renouvellement de la loi américaine HOPE/HELP, un dispositif commercial accordant des avantages tarifaires à certains produits haïtiens exportés vers les États-Unis.
Les autorités haïtiennes multiplient depuis plusieurs mois les démarches auprès de partenaires internationaux afin de mobiliser des ressources et des expertises pour soutenir la reprise économique du pays. L’impact concret de ces engagements dépendra toutefois de la capacité à traduire les accords de coopération en projets opérationnels sur le terrain.

