Le Conseil électoral provisoire (CEP) haïtien a introduit de nouvelles exigences pour encadrer la participation des partis politiques aux prochaines élections, suscitant inquiétudes et critiques au sein de la classe politique.
Selon un projet de décret électoral transmis à l’exécutif fin avril, les partis souhaitant présenter des candidats devront désormais justifier d’une base minimale d’au moins 30 000 membres ou sympathisants, tous jouissant de leurs droits civils et politiques.
Cette mesure vise, selon le CEP, à « assainir » le paysage politique, caractérisé par une forte fragmentation, avec plus de 300 partis enregistrés ces derniers mois.
Le texte prévoit également un renforcement des conditions de participation et d’organisation des partis, dans le cadre d’une refonte plus large du décret électoral afin de l’aligner sur le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
Mais plusieurs formations politiques dénoncent des critères jugés trop contraignants, estimant qu’ils risquent d’exclure les petites structures et de réduire le pluralisme démocratique.

