Dans la nuit du 23 au 24 mai 2004, des inondations catastrophiques frappèrent plusieurs localités du Sud-Est d’Haïti, notamment Mapou, Fonds-Verettes, Thiotte, Grand-Gosier, Belleroche et Anse-à-Pitres, ainsi que la ville frontalière de Jimaní en République dominicaine. Provoqué par un système de basse pression en provenance d’Amérique centrale, ce désastre environnemental causa la mort d’au moins 1 068 personnes, tandis que 1 600 autres furent portées disparues.
Les torrents de boue détruisirent les habitations, les cheptels, les récoltes et les infrastructures de télécommunication, isolant complètement les régions affectées. Aggravée par une déforestation massive des bassins versants, la crise priva environ 75 000 sinistrés d’eau potable et de nourriture durant plusieurs mois. Face à l’urgence, le gouvernement haïtien décréta un deuil national le 28 mai 2004.
L’aide humanitaire internationale, acheminée par le Canada et les États-Unis avec le soutien des militaires étrangers déployés sur le territoire depuis le départ de Jean-Bertrand Aristide, permit d’apporter les premiers secours. Quatre mois plus tard, en septembre 2004, la tempête Jeanne frappa Gonaïves et Port-de-Paix, faisant plus de 3 000 morts supplémentaires.

