Henri Christophe naquit en 1767 à la Grenade. Esclave affranchi, sa trajectoire militaire débuta par sa participation à la bataille de Savannah en 1779 lors de la guerre d’indépendance américaine. En 1791, il rejoignit l’insurrection des esclaves à Saint-Domingue et s’éleva au rang de général de brigade sous la direction de Toussaint Louverture.
Face à l’expédition française de 1802, il ordonna l’incendie de la ville du Cap-Français pour freiner l’armée métropolitaine, avant de s’allier à Jean-Jacques Dessalines pour concrétiser l’indépendance d’Haïti proclamée en 1804.
Après l’assassinat de Dessalines en 1806, l’État se divisa et Christophe prit le contrôle de la partie septentrionale. D’abord président de l’État d’Haïti en 1807, il s’autoproclama monarque sous le nom d’Henri Ier et fut officiellement couronné le 2 juin 1811 au Cap-Haïtien.
Son règne se distingua par l’application du Code Henry en 1812, instaurant un système de travail agricole strict pour redresser l’économie nationale. Il lança de grands chantiers fortifiés, érigeant la Citadelle Henry (Laferrière) et le Palais Sans-Souci à Milot.
Victime d’une attaque cérébrale le laissant partiellement paralysé et confronté à une insurrection militaire, il se suicida le 8 octobre 1820.

